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LE PSY-CHAT
Accueillir chez soi un animal n'est pas un acte neutre ni innocent. Pourquoi choisit-on
d'héberger un chat plutôt qu'un chien ou un lapin ? De quoi notre relation avec le chat
est-elle réellement faîte ? Nous savons tous que certains êtres adorent cet animal
souple, discret, caressant et aristocratique, et que d'autres éprouvent à son endroit
une aversion phobique et irraisonnée. Le chat nous attire irrésistiblement ou nous fait
fuir.
Lorsqu'on parle "chat", on a tôt fait de prononcer les mots de fascination,
mystère, télépathie, métamorphose. Il fallait aller plus loin et c'est ce qu'a fait
Odette Eylat. Elle a "psychanalysé" les possesseurs de chats, enfants,
artistes, femmes esseulées, jeunes couples, ou ces marginaux qui semblent plus
fréquemment amateurs de chats que les conformistes. En élisant le chat, nous disons
notre volonté d'échapper à la solitude mais aussi aux mauvaises compagnies...
"Chat symbolise notre désir de symbiose, de fusion encore et encore jusqu'à
l'infini des temps. Il tricote pour nous un cordon ombilical tout neuf puisque l'original
a été coupé, qu'on le veuille ou non." Et, en effet, il y a dans le chat du
féminin, du maternel. il nous renvoie à Isis, à la Grande Déesse. Haïr le chat, c'est
avouer sa misogynie, c'est le brûler en même temps que la sorcière.
Et l'on s'aperçoit, à lire le Psy-chat, qu'en croyant psychanalyser cet
animal, c'est bien lui qui, clignant de l'oeil et paisiblement installé sur son coussin,
silencieux comme le thérapeute, nous a fait découvrir sur nous-même beaucoup de choses.
 
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