Le Chien Meilleur Ami de l'Homme ou Son Pire Ennemi ?

 

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Réflexions sur les chiens agressifs - 1997 Pour qu'un chien reste sympa A chacun son caractère Le mordant, apprentissage cadré
Pitié, pour les chiens, débat publique Intervention du M. le Député J-P Maurer Propositions suite au débat publique Tous les chiens peuvent mordre

INTERVENTION DE M. JEAN-PHILIPPE MAURER

Député de la 2ème circonscription du Bas-Rhin

PROTECTION DES PERSONNES CONTRE LES CHIENS DANGEREUX

Discussion Assemblée Nationale 28/11/07

L'ordre du jour appelle la discussion du projet de loi, adopté par le Sénat, renforçant les mesures de prévention et de protection des personnes contre les chiens dangereux.

M. Jean-Philippe Maurer – Prenons garde à la psychose et à la stigmatisation : les rottweilers, les dogues de Bordeaux ou les bergers des Pyrénées ne sont pas forcément les plus dangereux des chiens ; les chihuahuas, les caniches ou les labradors sont aussi capables de mordre.

La loi de 1999 a rempli l'essentiel de sa mission puisque les chiens visés, essentiellement ceux de la catégorie 1, sont retournés dans la confidentialité. Quant à la loi de 2007 relative à la prévention de la délinquance, elle visait à accroître les sanctions encourues en cas d'infraction aux interdictions.

Pourtant, 100 000 morsures par an sont comptabilisées dans les services de médecine, et le rapport estime à 500 000 celles qui ne sont pas référencées ; 80 % surviennent dans le cadre familial. Cela signifie que, si toute race de chien est potentiellement dangereuse, aucune ne l'est intrinsèquement.

C'est d'ailleurs le sens de ce projet de loi, qui met l'accent sur l'identification des chiens mordeurs – petits, grands ou moyens –, sur leur évaluation comportementale et sur l'attestation d'aptitude, tout en développant une approche plus systématique pour les chiens de catégorie 1 et 2. Néanmoins, le nombre de race de chiens – entre 350 et 400 – complique leur identification, et les croisements autorisés ne facilitent pas la tâche.

Les professionnels souhaitent un renforcement du dispositif législatif, notamment pour assurer le respect d’une déontologie. Il serait fort utile que les préfets s'assurent du respect par les communes de leur obligation de signer un contrat de fourrière. On pourrait aussi avoir une approche plus systématique en matière d'élevage des chiens, d’information et de prévention à l'égard des publics les plus vulnérables. Plusieurs de nos voisins européens ont systématisé l'éducation des chiens, accompagnés de leurs propriétaires ou détenteurs, et renforcé la formation des éducateurs canins.

Nul n'est à l'abri d'un accident de parcours dans le comportement de son chien, mais notre société gagnerait à une approche plus globale de la vie canine. La mise en place d'un observatoire national canin contribuerait à orienter l'action publique. Pas plus l'ignorance que la défiance ne peuvent tenir lieu de conduite ; nous voulons promouvoir la confiance, et cette loi est une étape sur ce chemin.

Consulter l'intégralité de la discussion à l'Assemblée Nationale : http://www.assemblee-nationale.fr/13/cra/2007-2008/069.asp#P194_46738

Consulter le débat au Sénat : http://www.senat.fr/leg/tas07-020.html

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