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Education
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Toilette de printemps
« 6h30 : tout est propre, après tout dépend de vous... » Depuis quelques jours des affiches montrant les agents du service propreté au travail interpellent les habitants à travers l'agglomération. Cette première série de visuels marque le coup d'envoi de la campagne de sensibilisation à la propreté lancée par la CUS et la ville de Strasbourg. Intitulée « La ville vous appartient en propre », celle-ci doit tout au long de l'année 2002 décliner plusieurs thématiques, orientées chacune en fonction des publics concernés. Stages de formation canine L'image que l'agglomération strasbourgeoise donne aux visiteurs de passage importe ici moins, expliquent les responsables de la campagne, que l'image qu'en ont ses résidants : « Nous avions pris l'engagement politique de faire cette campagne. On le tient. Nous souhaitons créer un réflexe chez chaque habitant de la CUS. La propreté doit réellement devenir l'affaire de tous », a martelé Robert Grossmann, président de la CUS, qui présentait hier les objectifs de l'opération en compagnie de deux vice-présidents, Fabienne Keller et André Lobstein. Deux aspects de la problématique sont tout particulièrement dans le collimateur des 360 agents du département nettoiement de la CUS : les crottes de chien et les « petits déchets » (mégots, chewing-gum, tickets CTS, etc.). Les déjections canines qui sont, dit-on, considérées par les habitants comme le « critère de référence » de la propreté de leur rue, seront le thème prioritaire de la campagne d'affichage du mois d'avril. Des actions concrètes doivent la compléter. Avant d'en arriver à la verbalisation (lire « Sur le vif »), on tentera de sensibiliser activement les maîtres des quelque 60 000 chiens (une estimation) vivant dans la CUS. Shadow Conseil, une société mandatée par la CUS, doit notamment proposer des stages gratuits de formation canine pendant la « phase d'information » prévue jusqu'au mois de juin. Deux guides pratiques Parallèlement, deux guides pratiques (« Le chien dans la ville » et le dépliant des 88 canisites strasbourgeois) seront diffusés via les mairies des communes et quartiers. La campagne d'affichage, parfois doublée d'initiatives ciblées, se poursuivra ensuite jusqu'en décembre à raison d'un thème par mois : déchets de restauration rapide (juin), dépôts sauvages (juillet), graffiti et affichage sauvage (août-septembre), etc. Les écoliers ne seront pas en reste. Après les vacances de Pâques, annonce la CUS, une plaquette illustrée par Robert Scouvart doit les initier à la propreté et plus largement aux gestes civiques et au respect de l'environnement. X.T.
Avec le Comportementaliste Jean-Marc Graff Des
stages gratuits de motivation pour les maîtres
Des stages, pris en charge par la Communauté
urbaine de Strasbourg, vont être proposés au cours des semaines à venir
pour donner de bons conseils aux propriétaires de chiens. Jean-Marc Graff,
comportementaliste, est spécialiste dans l’organisation de stages intitulés
« À la découverte des canidés ». Il explique : « J’en organise régulièrement
depuis 1997, aussi bien pour un public jeune que pour les adultes. C’est
chose courante au Canada et en Allemagne. En France, il faut encore que
l’idée fasse son chemin... » Son enseignement comporte le déchiffrage
du comportement des chiens et la compréhension de leurs réactions quelle
que soit la situation. Il donne aussi de indications sur la façon des les
nourrir, sur les questions de vaccins ou de santé. Son expérience l’amène
à collaborer avec le service « Propreté » de la Cus pour résoudre le
problème du ramassage des déjections canines. « C’est devenu un vrai
problème de société, il y a 55 à 60 000 chiens sur le territoire de la
Cus. Un maître qui ramasse les crottes de son chien est considéré avec
admiration, alors que cela devrait être un réflexe naturel. »
L’objet des futurs stages strasbourgeois est de « motiver les maîtres.
Ils doivent comprendre que le ramassage loin d’être dégradant est une
participation active à l’état sanitaire d’une ville .»
Jean-Marc Graff ne s’en tiendra pas là : il entend en profiter aussi
pour distiller quelques informations tirées de son expérience pour mieux
comprendre les compagnons à quatre pattes. © STRASBOURG MAGAZINE Avril 2002 Le Péril Fécal
Personne le matin, une petite dizaine l'après-midi. Hier, à l'auberge de jeunesse de la Montagne-Verte, le stage d'éducation canine initié par la CUS dans le cadre d'une campagne de propreté a rassemblé un public plutôt réduit. Et les participants se trouvaient être des gens déjà imprégnés des bonnes manières. Il reste à faire l'éducation des sans-gêne qui, jour après jour, emmènent leur chien souiller la voie publique, l'air dégagé ou attendri par le spectacle de toutou faisant son caca. Des risques L'un des thèmes développés par Shadow Conseils (« Un chien bien dans ses poils, un maître bien dans sa peau », tel est le credo de l'agence basée à Souffelweyersheim) a pourtant de quoi faire réfléchir. Animateurs des stages, Jean-Marc Graff et Claudine Groeber mettent en avant l'aspect sanitaire des déjections canines, les maladies qui, par le truchement des crottes, peuvent être transmises à l'homme, les enfants en bas âge figurant parmi les sujets à risque. Ainsi apparaissent les parasites, bactéries et virus largués avec désinvolture sur les trottoirs, les espaces verts, les aires de jeux, les bacs à sable. Des villes constellées de dépôts susceptibles de provoquer échinococcoses alvéolaires, ascaridioses, toxocaroses et autres zoonoses à l'incubation plus ou moins longue : le péril fécal n'est pas un vain mot et le ramassage de la crotte ne saurait être considéré comme un geste anodin. J.J.B. Prochains stages les samedis 12 et 19 octobre à l'auberge de jeunesse de la Montagne-Verte. Inscriptions à la CUS (03 88 60 90 90) ou auprès de Shadow Conseils (03 88 19 00 69).
Tel maître, tel chien
Organisé hier à l'auberge de jeunesse du parc du Rhin, un stage au concept original propose d'éduquer les propriétaires de chiens. Ils sont une quinzaine à s'être réunis autour de Jean-Marc Graff, que sa carte de visite définit comme « consultant en relation homme/chien ». Dehors, leurs toutous attendent patiemment la fin de la conférence qui doit aider à mieux les comprendre. Fondateur et gérant du cabinet Shadow Conseils, heureux propriétaire de chiennes, Jean-Marc Graff propose une initiative originale : éduquer les propriétaires pour éduquer les chiens. « Le but, c'est d'aider les gens à entrer dans la problématique du chien et d'évoquer l'aspect sanitaire, pas assez abordé en France », explique-t-il. La devise de Shadow Conseils ? « Un maître bien dans sa peau, un chien bien dans ses poils ». En clair, le comportement d'un chien dépend de son maître, pas de sa race. Ce qui induit l'apprentissage de la propreté, surtout lorsque les crottes de chien sont vues comme « la principale nuisance en ville » par 94% des personnes, selon un sondage réalisé en 1999. Jean-Marc Graff ne lésine pas sur les détails : à raison de 0,46 euros pour enlever et traiter une seule crotte, le coût total du nettoyage sur la CUS s'élèverait à 2,1 millions d'euros par an ! Le non ramassage des déjections canines entraîne aussi des zoonoses, ces maladies transmissibles à l'homme. Les traits figés, les auditeurs s'entendent égrener leur liste : l'échinococcose alvéolaire, une maladie orpheline qui grignote lentement le foie ; l'ankylostomose, cause de vilaines pustules. Marie-Christine, propriétaire d'Erès, six mois, est partagée : « Ca m'a appris des choses, mais d'un autre côté j'ai peur qu'on montre encore plus les chiens du doigt. » C.P. © Dernières Nouvelles d'Alsace, Dimanche 14 Septembre 2003
38 euros d'amendeÀ la clé, pour les récalcitrants, un procès-verbal envoyé à la justice, qui décide de l'amende. Elle peut aller jusqu'à 38 €. « Ces verbalisations sont peu fréquentes, mais existent ; les gens admettent de mieux en mieux les règles qui s'appliquent quand on a un chien », note Louis Mertz, de la PMS. La Ville a décidé d'accélérer le mouvement : d'une fois par semaine, les opérations sur le terrain vont être « doublées ou triplées », indique Jean-Marc Willer, qui dirige le service Environnement - Propreté. L'an dernier, ces opérations ont permis de contacter plus de 500 propriétaires de chiens qui avaient laissé « faire » leur animal sans ramasser ou qui ne leur avaient pas mis la laisse. « Là où l'on a beaucoup sensibilisé, les déjections laissées dans la rue ont diminué par quatre ». Ainsi à la Ziegelau, où après la chute d'une enseignante à proximité d'une école et l'expression d'un ras-le-bol généralisé, tout un processus s'est enclenché. Sachets gratuitsMais l'effet des sensibilisations-verbalisations n'est pas durable : « l'éducation met du temps. Mais on progresse : de plus en plus de propriétaires de chiens ont sur eux des sachets de récupération », relève-t-on au service Propreté. « Nous avons distribué 217 000 sachets gratuits, contre 100 000 en 2003 ». Des sachets (ainsi que les canipelles, pour faciliter le ramassage) disponibles dans les mairies de la CUS, chez les vétérinaires, des toiletteurs… L'accent n'est pas mis sur les distributeurs, trop vandalisés. Le combat lancé par la Communauté urbaine et les communes s'illustre aussi par la réalisation de canisites : 105 à Strasbourg (qui ont permis d'éviter 100 000 crottes dans les rues), une trentaine à Schiltigheim par exemple. « Installées par la CUS, elles sont ensuite gérées par les communes », précise le vice-président de la CUS André Lobstein, maire d'Eckbolsheim. Le budget de nettoyage des rues représente quelque 25 millions d'euros. Stages d'éducationMais la CUS propose aussi des stages gratuits d'éducation canine. 200 propriétaires y ont participé l'an dernier. Jean-Marc Graff, éthologue, en substance : « Il faut apprendre à comprendre son chien, à lire son comportement. Un exemple : le partage de la nourriture de quelqu'un à table qui donne à son chien est pensé comme un geste gentil par la personne. Le chien y voit une marque d'allégeance, une reconnaissance d'infériorité de l'être humain » (auquel il pourra donc ne pas obéir). « Dans le monde des canidés, l'égalité n'existe pas ». Le fait que le chien, souvent un ultime rempart contre la solitude, soit amené, par la conduite pleine de bonnes intentions mais erronée du maître, à se considérer comme le « patron », le centre, peut s'avérer très dommageable. Les erreurs de comportement sont à l'origine de beaucoup d'incidents (on estime à 4 à 500 000 le nombre de morsures par an en France, en majorité à l'encontre de familiers). Jean-Marc Loos, © L'Alsace 24 mai 2005 Les déjections canines présentent de réels dangers. Et notamment des problèmes d'hygiène. Parmi les maladies transmises, on déplore chaque année plusieurs cas d'échinococcose alvéolaire, qui détruit le foie. La maladie peut évoluer en silence pendant dix ans ou plus. Il n'existe pas de traitement. Pour guérir, il faut opérer pour enlever les parties atteintes, voire sauver la personne par greffe. Le danger n'est pas hypothétique : il y a quelques jours, une alerte à cette maladie (pour laquelle la désinfection des objets souillés n'est pas commode) a été lancée par les autorités sanitaires et le préfet de la Somme. Déjections dans l'herbe disséminées tout alentour lors de la tonte, pollution, des mains des petits enfants qui ramassent, forts désagréments infligés aux passants, notamment aux handicapés… : les ennuis subis sont légion. Les crottes de chien présentent d'autres risques, comme les chutes. « En 2003, 165 hospitalisations ont été provoquées par des déjections canines, dont nombre pour fracture du col du fémur. Partout en Europe, il existe de vraies statistiques sur les accidents provoqués par les crottes ; en France, on n'a que des estimations », déplore Jean-Marc Graff, éthologue (spécialiste du comportement) canin. « Les chiens ne sont pas en cause : ce sont les maîtres. Je suis fier de mes chiens. Je ne voudrais pas qu'ils soient à l'origine de problèmes pour les gens. Je ramasse donc les déjections ». Jean-Marc Loos, © L'Alsace 24 mai 2005
Des stages canins organisés, hier, au parc du Kurgarten à Neudorf, ont permis de sensibiliser les propriétaires de chiens aux problèmes de propreté.
Conviviale et
pédagogique, l'animation a marqué le coup d'envoi de l'opération propreté
lancée dans les quartiers de la Krutenau et de Neudorf (DNA de vendredi). Conseils personnalisés
Sans jouer les
donneurs de leçons, « nous expliquons pourquoi nous leur demandons de
ramasser les déjections canines », poursuit Géraldine Prudence, de la
direction environnement et propreté de la CUS. C.F. Une animation similaire aura lieu samedi 11 juin, de 8h à 18h, place de Zurich à la Krutenau. En attendant, un grand nettoyage de rue est prévu à Neudorf, rue de Zellenberg le mardi 7 juin, rue de Sélestat le 14 juin de 8h à 11h30. © Dernières Nouvelles d'Alsace - Dim 5 juin 2005
Eckbolsheim
L'opération s'es déroulée en deux étapes. Tout d'abord, Jean-Marc Graff, comportementaliste et éducateur canin, s'était rendu, les deux premiers mercredis d'octobre, à Eckbolsheim pour aller à la rencontre d'habitants promenant leurs chiens. Aux abords du stade et du canal, au Bois romain, avenue du Général-de-Gaulle et rue de la Chênaie, il a abordé une vingtaine de personnes. Après avoir remis des sachets pour ramasser les déjections canines, il les a invitées à venir à une matinée d'information à la salle des fêtes. Une relation dynamique Lors de cette réunion, il a énuméré les raisons pour
lesquelles il est important de ramasser les déchets canins, notamment à
cause des « zoonoses », des maladies atteignant les animaux et pouvant
être transmises à l'homme. Des maladies dont on dénombre 4 000 à 6 000 cas
par an et qui touchent plus particulièrement enfants et personnes âgées. © Dernières Nouvelles d'Alsace - Mar 8 nov. 2005
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