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Chiens des villes...
Vaste problème, vaste sujet que les crottes de chiens... Pointé du doigt : le manque de civisme des maîtres qui continuent de penser que « ramasser, c'est
s'abaisser ».
Embauchés par la Communauté urbaine de Strasbourg en 2002, Claudine Groeber et Jean-Marc Graff, spécialistes du comportement canin, vont depuis de temps en temps sur le terrain, pour rencontrer
les maîtres et leur toutou, et leur donner quelques conseils de base. Mercredi, mardi et hier toute la journée, ils sont ainsi allés à la rencontre des Bischheimois, quartier par quartier, pour les
sensibiliser une première fois, et les inviter à leur opération de samedi, au parc des Oiseaux.
« On essaie de faire passer aux gens la notion de
complicité avec leur chien »
Plus que des leçons de morale, les deux comportementalistes axent leur
sensibilisation sur les maladies, transmissibles à l'homme, et contenues dans les déjections canines. Dire à une maman que la crotte de son toutou, qu'elle se refuse à ramasser, peut provoquer une
maladie irréversible chez son enfant, si non détectée à tant, peut en effet avoir son impact... Car chaque année en France, cinq à six mille personnes contractent une maladie par contact avec les
déjections canines. Les plus vulnérables ? Les enfants, bien sûr, qui jouent dans les bacs à sable. Sans oublier les personnes âgées qui peuvent tout simplement glisser par mégarde... La
relation entre le maître et son chien est aussi primordiale : « Si la balade est agréable, l'acte de ramasser devient naturel, affirme Claudine Groeber. On essaie de faire passer aux gens
la notion de complicité avec leur chien ».
A première vue, 1/3 des propriétaires de chiens rencontrés ont toujours un petit sachet en poche, au cas où. La plupart voit d'un bon oeil cette opération « Mon chien, ma ville ».
Après, il y a encore du chemin à faire, plus ou moins selon les quartiers. « Nous sommes en pleine campagne de sensibilisation, et en pleine réflexion, car pour l'instant, la commune n'a pas
d'arrêté municipal rendant obligatoire la tenue du chien en laisse », précise Marcel Schaefer, chef de service de la police municipale de Bischheim. Il s'agit de satisfaire tout le monde car,
comme le souligne le policier municipal : « Un chien a besoin de courir en liberté, il faudrait donc prévoir un espace où ils pourraient être lâchés ».
En attendant, les Bischheimois peuvent profiter de la journée d'information et des conseils avisés de Claudine et Jean-Marc, qui en deux temps trois mouvements arrivent à détecter les troubles
de comportement de nos amis à quatre pattes. Et à y apporter des solutions.
Barbara Romero © Dernières Nouvelles d'Alsace - Ven 19 mai 2006
Site mis en ligne le 11/09/2003
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Sensibilisation des propriétaires
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